Les vins

La province de Málaga évoque l’Andalousie, les stations balnéaires de la Costa del Sol, les petits villages andalous maculant de blanc la montagne en arrière-plan. Elle évoque aussi le vin, doux et liquoreux, dont la culture ancestrale vient compléter la force d’une tradition agro-alimentaire aux côtés de sa grande soeur, la culture de l’olivier, partout présente en Andalousie.

Une cave à vin

Une cave à vin

Des appellations ont vu le jour, mettant à l’honneur les cépages et les vins incontournables de la région : Pedro Ximènez, Moscatel de Alejandria, Moscatel Morisco, Lairén, Doradilla et Romé.

Alors comment s’est imposée la culture de la vigne en Andalousie et quel enjeu économique représente le vin aujourd’hui dans le paysage de la province de Málaga ?

La province de Málaga est un site de premier ordre pour l’Andalousie et pour l’Espagne toute entière, jouissant d’une situation privilégiée entre mer et montagne. Avec ses 7308 km², elle est la plus petite des huit provinces andalouses mais avec plus d’un million et demi d’habitants elle est cependant la plus peuplée.

Si le développement économique de la province est sans nul doute porté par l’hégémonie du secteur touristique, il n’en reste pas moins que d’autres activités apportent leur part de réussite à la région. C’est le cas du vin, le vin de Málaga, dont la réputation n’est plus à faire tant au niveau national que sur le plan international.

On évoque déjà, au temps des Grecs, en 600 avant J.C., la taille de la vigne dans la province de Málaga. Dès lors la vigne n’a cessé de connaître un développement certain mais les évènements historiques de l’Espagne, voyant notamment la domination des Maures du 8ème au 15ème siècle, a enrayé ce développement, le vin, l’alcool, n’entrant pas dans les principes coraniques.

Mais au retour des Princes Catholiques, au 15ème siècle, le vin est remis à l’honneur, avec pour relancer sa production, la création en 1502 d’une Confrérie des vins.

Pour améliorer le classement des vins de Málaga et privilégier la qualité au dépend de la quantité, des appellations se mettent en place sous l’impulsion et le contrôle du Conseil Régulateur créé en 1933.

Ainsi naissent l’AOC Málaga pour les vins de 15 à 23 % vol et l’AOC Sierra de Málaga, pour les vins de moins de 15 % vol.

Ce travail de classification des vins et de mise en valeur du terroir, affirme la réputation des vins de Málaga et favorise leur exportation.

Mais la réputation du vin se forge sur le sol andalou avec l’ouverture des domaines viticoles. Avec la création également de routes du vin, invitant le visiteur à découvrir les vins de Málaga, comme on visite le pittoresque village de Mijas ou l’Alcazaba de la ville de Málaga.

Ainsi se dévoilent les 11 000 ha du vignoble, chaque région apportant son caractère propre au vin : Los Montes et le cépage Pedro Ximenez, la côte occidentale et l’Axarquia, sur le littoral, sont le berceau du muscat, puis le Nord de la province favorise le mélange du Pedro Ximenez, du Lairèn et du Doradilla.

Tous ces cépages offrent des raisins vendangés à très forte maturité que l’on expose au soleil quelques jours avant d’être pressés. Ils donnent des vins rouges et blancs appréciés parmi lesquels le Romé, le Moscatel Morisco, le Syrah, le Moscatel Alejandria, le Lairèn, le Macabeo.

Ces vins sont généralement doux, de mi-sucré à sucré, offrant une puissance aromatique autour de notes de fleurs, de raisins secs et de cannelle pour le Pedro Ximenez, de fruits pour les vins blancs du Moscatel Morisco et Alejandria.

La province de Málaga peut alors compter sur ses vins pour jouer un rôle économique prépondérant, faisant de sa terre de vignes une activité dominante, plus seulement l’affaire d’un secteur oublié derrière les montagnes, mais l’affaire d’une volonté, commune à l’ensemble des habitants : faire du vin un emblème aussi brillant que celui de la Costa del Sol et le rendre indissociable de la province de Málaga.

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